07 mars 2006

J'ai perdu une page du stupide Réveillon chez ma grand-mère - c'est un titre provisoire - dont j'essaie d'écrire chaque jour quelques nouveaux paragraphes. C'est décousu, ça ne mène à rien. J'ai entamé ce truc après que l'ennui m'ait fait lire jusqu'au bout ce livre qui ne m'intéressait pas : Trois jours chez ma mère, le Goncourt de cette année, je crois.

On parlait tout à l'heure de l'état dans lequel nous avait plongé - ça ne veut rien dire, je n'ai pas eu l'impression que nous ayons spécialement changé d'état - la seule et unique fois que ma mère est partie en nous laissant avec notre père. On se rappelle l'engueulade entre ma soeur et mon père qui ne voulaient pas la laisser sortir, et l'on dit, l'air de rien, d'ailleurs on avait oublié : "Ah ouais, mais il était bourré.". Et puis finalement, ça ne nous choque pas. Parce qu'à côté du fait que souvent ils boivent trop, ils restent plutôt fréquentables, les parents. Il gagne bien sa vie, notre père, mais il ne fait que ça.

Peut-être que je vais aller me coucher avant d'être malade. C'est bien parti là, troisième fois en trois semaine. Migraine ou je ne sais quoi. Je me réveillerais un peu plus tard avec un mal de crâne pénible, juste au niveau du sourcil, sans doute le gauche, même si ça se déplace à l'autre parfois. Puis au bout d'un moment j'irais aux chiottes vomir ce qui restera dans mon ventre de mon dîner, puis la journée de demain, je la passerais à somnoler entre télé et lit, entre structures et Everwood et Malcolm...
Et puis j'irais consulter un jour ou l'autre, et le médecin n'aura rien à me dire et rien à faire pour éviter que ça recommence.
Et ça devient pénible.